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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 15:34
Voici la suite des travaux du service ORL de Saint Antoine.

Effets respiratoires du midazolam chez les patients atteints du syndrome d'apnées obstructives du sommeil
B. GENTIL, A. TEHINDRAZANARIVELO, A. LIENHART, B. MEYER, B. FLEURY
Ann Fr Anesth Réanim, 13:275-279, 1994

Les obstructions des voies atriennes supérieures sont augmentées par les benzodiazépines administrées en doses hypnotiques, en particulier chez les patients atteints de syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS). L'effet de doses moindres, comme celles d'une prémédication, n'a pas été étudié. Sept patients ayant un SAOS modéré, diagnostiqué lors d'une polysomnographie antérieure (enregistrement de base), et sept patients témoins ont été étudiés par polysomnographie après une injection i.m. de 0,08 mg • kg -1 de midazolam. Les évènements respiratoires obstructifs par heure de sommeil (apnées et hypopnées) dans le groupe SAOS après midazolam (n = 29,6 + 10,0 et durée = 11,2 + 3,5 min) étaient similaires à ceux de l'enregistrement de base (respectivement, n = 38,4 + 11,6 et durte = 12,0 + 3,5 min) et étaient significativement supérieurs à ceux du groupe témoin (n = 3,8 + 2,0 et dur6e = 1,8 + 1,3 min). Dans le groupe SAOS, le temps de désaturation artérielle (< 90 %) passait de 1,5 4- 1,4 % du temps de sommeil (enregistrement de base) h 4,7 + 1,9 % (midazolam) (NS). Cependant, une augmentation passant de 0 h plus
de 10 % était observée chez deux patients. Si une majoration de l'obstruction des voies aériennes supérieures chez des sujets atteints de SAOS modéré n'a pasé été notée après l'administration de 0,08 mg • kg -1 de midazolam, des épisodes de désaturation en 02 peuvent être observés. Ces données justifient la surveillance clinique et celle de la saturation artérielle en O2 après toute administration de benzodiazépines chez de tels patients.

One-Night Mandibular Advancement Titration for
Obstructive Sleep Apnea Syndrome
A Pilot Study

Boris Pételle, Gerard Vincent, Frédéric Gagnadoux, Dominique Rakotonanahary, Bernard Meyer, and Bernard Fleury
Services d’ORL et de Pneumologie, Hôpital Saint Antoine, Paris, France
American Journal of Respiratory and Critical Care Medecine VOL 165 2002

Les effets d'un propulseur mandibulaire dans le traitement du SAOS sont habituellement évalués en plusieurs séances permettant de propulser petit à petit la mandibule jusqu'à ce que l'obstruction soit levée sans que le patient ne montre de signes d'intolérance à cette propulsion.
Cette étude décrit une technique permettant, en une nuit, sous contrôle polysomnographique, de déterminer la quantité d'avancement mandibulaire nécessaire à la disparition du syndrome de SAOS. Une population de 7 patients présentant un SAOS sévère (65 apnées par heures) ont étré soumis à deux enregistrements polysomnographiques consécutifs. Le premier enregistrement est réalisé alors que le patient porte un propulseur mandibulaire hydraulique qui permet d'augmenter, sans le réveiller, la quantité de propulsion ; la somnographie permet de déterminer pour quelle quantité de propulsion les signes de SAOS disparaissent. Cette propulsion est mesurée et reportée sur un second propulseur de type bièles de Herbst (quantité de propulsion fixe) que le patient portera pour la seconde polysomnographie. Tous les patients ont été jusqu'au bout de l'étude. La quantité d'avancement moyenne mesurée est de 12,6 mm (à 2,7 près).
L'indice AHI (apnée-hypopnée) est significativement réduit : de 66,9 à 26,1 pendant la première nuit de somnographie. Le second enregistrement montre une diminution à 19,6 de l'AHI qui est inférieur à 20 pour 71% des patients et infèrieur à 10 pour 42,9% d'entre eux.
L'efficacité d'un propulseur mandibulaire est mesurable en une nuit avec polysomnographie.

Quantité d'avancement mandibulaire nécessaire pour l'apnée obstructive du sommeil. Optimisation des procédures en combinant signes cliniques et oxymétriques.
B. Fleury, D. Rakotonanahary, B. Pételle, G. Vincent, N. Pelletier Fleury, B. Meyer, B. Lebeau
Chest 2004 ; 125, 1761-1767

Les propulseurs mandibulaires ont été utilisés pour le traitement du SAOS avec plus ou moins d'efficacité et ont fait l'objet d'études ces dernières années. Mais en l'absence d'un consensus de recommandations, la méthode de détermination de la quantité d'avancement varie d'une étude à l'autre.
Cette étude est menée dans un centre hosppitalo-universitaire de traitement des désordres du sommeil.
La population étudiée comporte 40 patients diagnostiqués par somnographie comme présentant un SAOS (AHI = 46 ~ 21) et ne intolérants au masque de ventilation par pression positive continue.
La méthode consiste à réaliser un propulseur mandibulaire en résine acrylique muni de bièles de Herbst. La propulsion est augmentée de 1 mm chaque semaine jusqu'à disparition des symptômes et diminution de la désaturation en oxygène ou bien jusqu'à l'obtention de la propulsion maximum (la position doit rester confortable). La disparition finale du SAOS est mesurée par polysomnographie.
Une réponse complète est observée dans 63,6% des cas et une réponse limitée dans 18,2%.  Dans 20 à 25% des cas on constate une disparition des symptômes mais une persistence de la désaturation ou l'inverse. Après 17 mois, 34 patients déclarent  utiliser le propulseur 5 fois par semaine pour 89% de leur temps de sommeil.
La combinaison d'une évaluation subjective du patient et de mesures oxymétriques améliore l'efficacité de la mesure de la quantité de propulsion nécessaire.

Mise en place du traitement du SAOS
B. Fleury, X.-L. Nguyen, D. Rakotonanahary, J. Cohen-Levy, B. Pételle
Revue de Pneumologie clinique (2009) 65, 214—218

La stratégie thérapeutique du syndrome d’apnées—hypopnées obstructives de sommeil (SAHOS) repose sur une analyse de la sévérité de la maladie qui intègre le terrain (antécédents cardiovasculaires en particulier), l’importance de la somnolence diurne et la fréquence de survenue des événements respiratoires anormaux. Le traitement préconisé est le plus souvent palliatif et contraignant et son succès est étroitement dépendant de l’observance. La mise en place est donc une étape essentielle qui conditionnera l’acceptation, au moins initiale,
du traitement.

Titrated mandibular advancement versus positive airway pressure for sleep apnoea
F. Gagnadoux, B. Fleury, B. Vielle, B. Pételle, N. Meslier, X.L. N’Guyen, W. Trzepizur and J.L. Racineux
Eur Respir J 2009; 34: 914–920

59 patients présentant un AHI de 34 ont été traités pendant 8 semaines avec port d'un OPM et 8 semaines avec utilisation de CPAP, réglés sous contrôle polysomnographique. Les mesures ont porté sur l'étude du sommeil à la maison, la somnolence, la qualité de vie en terme de santé, des tests cognitifs, effets secondaires, aspects pratiques et confort.
L'AHI médian a été mesuré à 2 pour la CPAP et à 6 pour l'OPM. La titration en une nuit a une valeur prédictive positive élevée (85%) et faible (45%) quand elle est négative. Les deux traitements augmentent de manière significative la somnolence (objective et subjective), les tests cognitifs et la qualité de vie. Les OPM sont mieux tolérés (70% les sujets préfèrent).
Cette étude montre l'intérêt des OPM, avec titration, dans les cas de SOAS modérés et chez les patients en surcharge pondérale. Même si elles sont moins efficaces que la CPAP, les OPM bien réglées permettent dediminuer l'AHI et sont bien tolérées. Les deux techniques améliorent la fonction respiratoire à des degrés équivalents. Le réglage en une nuit de l'OPM a une faible valeur prédictive négative.
Par FLacoste - Publié dans : SAOS
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 12:59

J'ai décidé de m'intéresser aux travaux du service ORL de Saint-Antoine à Paris qui travaille depuis plus de 25 ans sur le SAOS et le ronflement en général. L'équipe pluridiscniplinaire comprend des orthodontistes mais il n'existe pas publication récente en rapport avec la céphalométrie. Comme nous le verrons dans ces articles, le nombres de cas traités est très important : c'est une mine pour documenter une étude (via Tridim) sur les dysmorphoses associées au SAOS.

Voici un premier post dans lequel vous trouverez 9 articles écrits par B Meyer et coll. de 1986 à 1990 (recherche PubMed). Je me suis contenté de recopier le résumé et de mettre un lien pour que vous puissiez télécharger l'article original en PDF. Dans un second post, je publierai des articles plus récents.

 

Ronchopathie chronique ou ronflement : aspects cliniques et indications thérapeutiques

C.H. Chouard, J Valty, B Meyer, F Chabolle, B Fleury, R Véricel, O Laccourreye, P Josset

Ann. OTO-Laryng. (Paris), 1986, 103, 319-327

 

Les résultats de plusieurs enquêtes de complexité différente permettent aux auteurs d'affirmer que le ronfleur n'est pas seulement un empêcheur de dormir ensemble, mais surtout un asphyxique qui s'ignore. En comparant des populations de ronfleurs et de non-ronfleurs, et en observant les améliorations biologiques et fonctionnelles qui suivent le traitement chirurgical du ronflement, ce travail montre que l'hypoxie nocturne est, avec le ronflement proprement dit, l'élément essentiel d'une maladie nouvelle bien indivisualisable que les auteurs proposent d'appeler la ronchopathie chronique. Cette affection comporte dives aspects cliniques composés de plusieurs syndromes, notamment le syndrome de Pickwick et le syndrome des apnées du sommeil. Mais il comporte aussi une forme latente réduite au seul ronflement, et une forme décompensée dans laquelle apparaissent toute une série de signes cliniques jusque-là mal rapportés à leur origine véritable. Ces éléments s'améliorent une fois supprimé l'obstacle respiratoire du ronflement. Parmi ces signes, la somnolence, notamment au volant, est le plus fréquent, et celui dont les conséquences sociales sont les plus lourdes.

 

Le traitement chirurgical du ronflement : principe-technique

C.H. Chouard, B Meyer, F. Chabolle, J.M. De Larminat, R Véricel, O Laccoureye

Ann. Oto-Laryng.(Paris), 1986, 103, 329-333

Le traitement chirurgical du ronflement consiste à supprimer l'ostacle responsable à la fois du bruit respiratoire nocturne du ronflement, mais aussi de l'hypoxie chronique dont es grévé le sommeil de ces patients. Le voile du palais et ses annexes (luette et piliers amygdaliens) sont toujours impliqués. La définition de la dimension exacte de la résection vélaire est un élément technique important, qui assure le succès de l'intervention sans risque de régurgitation alimentaire nasale ou de rhinolalie post-opératoires. La ventilation nasale doit par ailleurs être normale. Une septoplastie est parfois indispensable, et le traitment médical post opératoire d'un rhinite ne doit pas être oublié. La lumière pharyngée doit enfin être le plus large possible ; une amygdalectomie est souvent nécessaire. Les indications de ces trois temps vélaire, nasal et pharyngé sont décrites, sans envisager les ostéotomies maxillaires capables de pallier certaines rétrognathies importantes, car les indications obtenues sont tout à fait exceptionnelles. Les particularités anesthésiques de cette intervention sont soulignées, et les résultats ainsi obtenus rapportés.

 

Napoléon souffrait-il du SAOS ?
C.H. Chouard, B Meyer, F Chabolle
Ann. OTO-Laryng. (Paris), 1988, 105, 299-303

Napoléon dormait peu. Il se réveillait la nuit pour travailler, et de bref instants de sommeil réparaient vite sa fatigue dans la journée. Il avait aussi le cou court et épais, et, dans le dernier quart de sa vie, il souffrit d'obésité, de somnolences diurnes, et ses facultés intellectuelles s'amoindrirent plus que ne l'aurait  voulu  son âge. Notre expérience de 48 cas de syndrome d'apnée du sommeil diagnostiqués par polysomnographie nous permet de penser que Napoléon a été victime de cette affection, dont les conséquences historiques n'ont sans doute pas été sans importance.

Résultats et complications à long terme de l'uvulopalatopharyngoplastie dans la ronchopathie sans syndrome d'apnée du sommeil
B Meyer, F Chabolle, C.H. Chouard
Ann. OTO-Laryng. (Paris), 1988, 105, 291-297

Nous avons étudié les résultats et les complications chez 201 patients opérés d'Uvulupalatopharyngoplastie (UPPP) pour une rhonchopathie bénigne ou moyenne, en ayant éliminé les syndromes d'apnée du sommeil confirmés par un enregistrement. Ces résultats ont été appréciés dans un délai de 15 à 30 mois. Les résultats montrent une guérison complète du ronflement dans 60% des cas, une amélioration dans 26,5% des cas et un échec dans 13,5% des cas. Parallèlement,les relations sociaux-familiales sont améliorées ainsi que les troubles fonctionnels et généraux  habituellement mis sur le compte du ronflement (asthénie, somnolence, hypopnée du sommeil). L'intervention laisse quelques troubles fonctionnels le plus souvent mineurs parmi lesquels la sensation d'une paresthésie pharyngée est la plus fréquente (19,5%).

 

Résultats de l'uvulopalatopharyngoplastie dans le sydrome d'apnée du sommeil. A propos de 33 cas.

F. Chabolle, B. Fleury, B. Riu, B. Meyer, C.H. Chouard.

Ann. Oto-Laruyngo. (Paris), 1988, 105, 283-289

 

A propos de 33 cas de syndrome d'apnée du sommeil opérés d'une uvulopalatopharyngoplastie, les auteurs ont comparé les résultats cliniques et polysomnographiques au 3eme mois post opératoire. Ils ont noté une absence de corrélation exacte entre l'état clinique post-opératoire et le résultat polysomnographique de cette intervention.

Le seul critère prévisionnel du résultat de l'UPPP est le poids pré-opératoire. Ils porposent cette intervention de manière systématique tant qu'il n'existera pas de meilleure méthode pour déterminer le site obstructif.

Enfin les auteurs rapporrtent leur démarche thérapeutique concernant les syndromes d'apnée du sommeil.

 

Les traitements chirurgicaux de la rhonchopathie chronique. Description et indications

B. Meyer, F. Chabolle, C.H. Chouard

Ann. Oto-Laruyngo. (Paris), 1988, 105, 277-282

 

La rhonchopathie chronique regroupe toutes les formes cliniques d'une maladie ayant en commun un signe fonctionnel constant : le ronflement.

Les traitements chirurgicaux s'inscrivent dans une stratégie thérapeutique où le traitement médical, essentiellement l'amaigrissement, et les traitements prothétiques respiratoires nocturnes, essentiellement la respiration en pression positive continue (CPAP) ont leur place. Le traitement chirurgical à proposer, de première intention est l'uvulopalatopharyngoplastie associée ou non à une amygdalectomie. Dans les formes graves de rhonchopathie chronique, après echec de l'UPPP, peuvent se discuter, à côté des autres traitemens, les méthoddes chirurgicales lourdes : les ostéotomies mandibulaires d'avancement ou les glossectomies de réduction.

 

Effets à 3 mois de l'UPPP dans le traitement du syndrome d'apnées obstructives du sommeil de l'adulte.

B. FLeury, F Chabolle, L LAffont, H Schlegel, S Launois, D. Ferrey-Hannin, B. Meyer, J-Ph. Derenne

Rev. Mal. Resp. 1989, 6, 519-524

 

Le résultat à 3 mois d'une UPPP on été évalués chez 30 patients ayant un SAOS. Pour l'ensemble du groupe,  l'index d'apnée moyen (AI) a diminué de 57 à 23 apnées par heures et la désaturation maximale moyennea diminué de 60% en post-opératoire. Ces résultats globaux recouvrent cependant des réalités individuelles différentes. 20 des 30 patients , soit 67%, ont un IA post-opératoire < à 50% de sa valeur préopératoire (répondeurs). 14 d'entre eux, soit 47% des patients, ont un IA post-opératoire < 10 apnées par heures, valeur considérée comme non pathologique. Enfin, 33% des patients n'ont aucune amélioration de leur IA en postopératoire (non répondeurs). Une diminution notable de la désaturation nocturne et de la désorganisation du sommeilest observée chez les répondeurs à l'UPPP. Cette étude montre que l'UPPP est un traiutement efficace chez un grand nombre de patients ayant un SAOS au prix de complications mineures et transitoires.

 

Intérêt Physio-pathologique d'une étude céphalométrique par téléradiographie et IRM dans le syndrome d'apnée du sommeil. Déductions thérapeutiques.

F. Chabolle, X. Lachiver, B. Fleury, K. Marso-Dupuch, J. Lacau St Guily, B. Meyer, C.H. Chouard

Ann. Oto-Laryngo (Paris), 1990, 107, 159-166

 

Une étude céphalométrique a été effectuée chez 98 patients répartis en 3 groupes : 48 syndromes d'apnée du sommeil, 25 rhoncopathes chroniques sans apnée et 25 témoins. 44 patients on bénéficié d'une téléradiographie de profil et 54 d'une coupe sagittale médiane d'imageire par résonnance magnétique. Différentes mesures de  distances , d'angles et de surfaces ont été effectuées.

Les auteurs retrouvent des anomalies, d'autant plus importantes que le ronflement s'accompagne d'une apnée du sommeil. Ces arguments plaident en faveur d'une continuité évolutive de la maladie. Les différentes anomalies céphalométriques siègent essentiellement au niveau de l'appareil hyoïdo-lingual et plus rarement au niveau des bases osseuses mùaxillo-mandibulaires. Après cette analyse, les auteurs proposent une stratégie thérapeutique pour le traitement des rhonchopathies chroniques avec apnée du sommeil.

 

Résultats cliniques du traitement chirurgical dans 1222 cas de ronchopathie chronique.

C.H. Chouard, B. Meyer, F. Chabolle, B. Fleury

Ann. Otot-Laryngo. (Paris), 1990, 107, 154-158

 

Une UPPP a été réalisée, avec ou sans tonsillectomie et/ou septoplastie, dans 1222 cas de rhonchopathie chronique. Parmi ceux-ci, 65 cas comportaient un syndrome d'apnée du sommeil avec enregistrement pré et post-opératoire. La disparition complète du ronflement a été obtenue dans 50% des cas. Une amélioration considérable a été observée dans 35% des cas. Mais dans 15% des cas les modifications du bruit respiratoire nocturne on été si faibles qu'il s'agit là d'échec véritable. En outre, et de manière variable, on observe aussi une amélioration de l'asthénie et de la céphalée matinale, et surtout de la somnolence, notamment au volant. La chirurgie guérit 46 des SAS et en améliore 20%. Elle ne gêne pas l'emploi ultérieur du masque en pression positive. Les échecs ou les améliorations partielles peuvent être prévus : ils sont directement en rapport acvec la gravité et le nombre de facteurs de risques, obésité, rétrognathie, pathologie nasale, hypertrophie linguale. Les complications sont rares : une rhinolalie sévère n'a été rencontrée que dans 5 cas dont 3 ont accepté une palatoplastie unltérieure qui a amené la guérison.

 

 

 

Par FLacoste - Publié dans : SAOS
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 11:43
Bonjour,

Voila c'est le lancement officiel de ce blog qui nous permettra, j'epère, de partager efficacement, de communiquer de manière facilitée et d'enrichir notre culture scientifique !
Sur la page d'accueil, les posts apparaissent de manière chronologique sans distinction entre les post "techniques" comme celui-ci et les résumés d'articles et présentation de cas. Dans la colonne de gauche, vous avez les catégories dans lesquelles les résumés d'articles sont regroupés par thèmes (SAOS, Cas Cliniques ...). Cliquez sur un thème pour avoir la liste des articles seuls.

Le lien vers l'article original est contenu dans les références de l'article (juste après le titre et les auteurs). Ce lien conduit à une page d'erreur : il faut créer un compte chez dropbox pour y accéder. C'est gratuit.
J'ai choisi le système dropbox car il permet en plus de la lecture des articles de ce blog, d'avoir toujours sous la main un espace de stockage de 2Go (un peu comme une clé USB qu'on oublie jamais). Il peut aussi vous permettre de faire des sauvegardes en ligne, au cabinet par exemple (ou à la maison) ; mais pour ça, il faudra payer car 2Go ça risque de faire un peu juste.
Ben non finalement dropbox ça fait c... n'est pas adapté. J'ai réactualisé les liens avec 4share. Quand on clique sur le lien, on tombe sur une page de téléchargement il faut cliquer sur le bouton bleu, attendre quelques secondes et cliquer une dernière fois sur le lien qui apparaît (pas d'affichage direct de l'article pour l'instant et pas non plus de restriction).

Voila j'espère que ce n'est pas trop compliqué et surtout que ça fonctionnera bien.
Merci de laisser vos feedback en commentaire ou en MP (le lien contact colonne de droite).

Bonne lecture.

Fabien
Par FLacoste
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 11:12
L'eye ball type sur une téléradio de profil
C'est un document du dossier médical qui complète la céphalo proprement dite.
L'eye ball, le premier coup d'oeil, ce que l'on peut déja déceler sur un cliché avant même d'avoir sorti le calque, la règle et le rapporteur. J'ai resortis les notes prises pendant le commentaire d'une radio par N. Goossens le mois dernier à Nantes pendant une session de l'AREMACC. On peut bien sûr toujours en rajouter (ou corriger des erreurs) : je compte sur vous.

On commence par la qualité du cliché :
Le crâne est-il complet ?
Observe-t-on un dédoublement au niveau des maxillaire, mandibule et/ou arcades dentaires ? Si oui,  on vérifie le keyridge, les yeux, les orbites. Si on ne constate pas de dédoublement ailleurs, la différence de taille des mâchoires sur le cliché peut traduire une réalité clinique.

Occipital et rachis :
Le changement dans la courbure de la corticale de l'occipital donne une information sur le fonctionnement.
La bosse des classe III est situé quelques centimètres en arrière du foramen magnum. Cette déformation est le résultat de la traction des muscles nuquaux,  plus toniques puisque servant de balancier à une mandibule plus massive ou situé plus en avant. L'occipital effectue un rotation anti-horaire.
Si au contraire la corticale est aplatie en haut et en avant, on pense à un fonctionnement de type classe II : typiquement, en diduction, la canine mandibulaire passe en arrière de la canine maxillaire.
La courbure des 3 premières cervicales doit être harmonieuse, sans cassure. La première épineuse doit être située à mi-distance entre l'occipital et la seconde. Les faces antérieures des vertèbres doivent être lignées : pas d'angulation, égalité des espaces inter-vertébraux. Les 4, 5 et 6 traduisent plutôt des problèmes posturaux.
On regarde enfin la situation du gonion par rapport à C3. Il doit être situé à la même hauteur, un peu en avant.

Les sinus :
Le volume des sinus frontaux, maxillaires et sphénoïdaux est caractéristique de la présence de contraintes mécaniques: Pour mieux résister l'os se développe par sa corticale dont l'épaisseur est constante. Le sinus frontal croit dans sa partie inférieure en avant en formant un bombé en goutte d'eau. Plus il est volumineux, plus il est facile d'imaginer que la mastication sur le guide incisif est efficace.Mais le dévelopement du sinus frontal peut aussi être le résultat d'une mastication postérieure. Auquel cas, on peut suivre le chemin des forces passant par la partie antéro-inférieure du sphénoïde, le keyridge et la partie supérieure de l'orbite. Ces forces favorisent la densifications des pièces osseuses.
Cette densification est aussi visible chez le gros ronfleur (contraintes liées aux vibrations).

Le nez :
S'il forme une bosse, c'est qu'il y a un manque de corrélation entre la racine et la pointe qui est comme retenue en arrière. C'est un signe de rétromaxillie.
L'angulation et la taille des narines peuvent apporter des informations sur la qualité de la respiration nasale.

Les adénoïdes :
Si elles sont volumineuses mais sans marche dans la partie postéro-inférieure, c'est que l'hypertrophie n'est pas strictement fonctionnelle mais aussi inflammatoire (infectieuse, allergique ?).
Des adénoïdes volumineuses avec une marche dans leur partie postéroinférieure sont le signe d'un cavum mal nettoyé et d'un voile atone. Si les piliers et les tenseurs du voile sont atones, la langue ne peut être à sa place car ce sont eux qui la soutiennent en haut et en avant. C'est une cause d'échec de la rééducation linguale.

La langue :
Le dos de la langue doit se trouver, dans sa partie haute, à plus d'un cm au dessus du collet des molaires et prémolaires maxillaires. On ne doit pas observer de lumière entre la langue et le voile.
On regarde la pointe de la langue qui ne doit pas redescendre en arrière des incisives mandibulaire.
La compétence du guide incisif oriente également :
- une béance fait penser à une interposition antérieure
- une supracclusion peut être le signe d'une interposition latérale
- un bout à bout et/ou une lingo-version de l'incisive mandibulaire : la pointe de la langue doit pousser en arrière de la symphyse et déforme le corps mandibulaire dans une rotation horaire.

Le menton :

L'épaisseur des tissus mous doit être constante sinon c'est le signe d'une crispation, souvent fonctionnelle.
La forme du Pog est le résultat de la position de l'arcade dentaire sur la base osseuse. S'il est marqué, c'est un signe de rétro-position de l'arcade sur sa base.

Arcades dentaires :
On note les asymétries, les dédoublements sur les secteurs latéraux qu'il faudra corréler aux autres incidences et aux modèles.
La compétence du guide incisif : angulation (tension des muscles péri-oraux), recouvrement (sens vertical), surplomb (sens antéro-postérieur).
Par FLacoste - Publié dans : Delaire Academy
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 11:12
Cas clinique
Par FLacoste - Publié dans : Cas Cliniques
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